1€ la photo !

Les photographes subissent depuis 5 ans une diminution des commandes et une progression des rachats d’images existantes. Observons que dans un même temps, les banques d’images ne se contentent plus de gérer leurs archives puisqu’elles se sont lancées dans la production depuis quelques années.

Un segment qui a plus que doublé chez le leader du marché Getty Images. Cette banque d’images réalise entre 70 et 75 %* de son chiffre d’affaires avec la communication et la publicité et ne cesse de se développer sur ce marché.

En mars 2007, elle a lancé le service Orchard regroupant des photographes aussi prestigieux que Lorenzo Agius, Peter Beais ou Tom Stoddart pour répondre à la demande sur-mesure des agences.

Côté acheteurs d’art en agence, hormis les grandes agences comme Publicis Conseil ou BETC Euro RSCG qui ont conservé des départements d’une dizaine des personnes , de nombreuses autres agences font désormais appel à des acheteurs free-lance.

Cette émergence des banques d’images pose un problème : est-ce que la qualité des campagnes et la créativité ne sont pas en péril ?

Le risque n’est-il pas que tous les visuels des campagnes finissent par se ressembler?

En effet, beaucoup soulignent un paradoxe puisque l’offre est totalement uniformisée alors qu’internet est censé permettre la diffusion de tous les talents. Ceci étant, internet a également permis aux photographes d’avoir une plus grande visibilité, notamment grâce aux sites web où ils peuvent présenter leurs travaux et d’après Philippe Cattelat, directeur de Sup de pub, les banques d’images ont permis de tirer la qualité des photographies milieu et bas de gamme vers le haut.

* sources : stratégies